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NaNoWriMo 2016 - Fin et bilan

22 nov. 2016

Nous sommes le 22 novembre 2016, soit à une semaine de la fin du NaNo, et j’ai décidé de m’arrêter là, sans avoir atteint le palier des 25 000 mots (faites pas les étonné.e.s).
Après avoir chouiné hier soir, je vais maintenant me concentrer que sur les choses positives (presque).
TL;DR : allez directement à « alors pourquoi arrêter le NaNo ? »

J’ai rencontré deux problèmes durant ce NaNo, un qui ne va pas sans l’autre et qui ont forcément de l’impact entre eux.


  • L’histoire

Il aura fallu presque dix jours d’écriture intensive pour me rendre compte qu’il y avait plusieurs soucis dans mon histoire. Eux-aussi sont liés, je ne pouvais pas résoudre un problème seul sans réparer tout l’ensemble.
Le plan : il n’allait tout simplement pas. La suite d’événements n’était pas fluide, les événements eux-mêmes n’étaient pas toujours corrects. Il fallait donc revoir ça et surtout comprendre pourquoi ça n’allait pas.
Les personnages : je m’étais trompé sur leur personnalité, leur caractère. Et cette erreur a joué sur l’importance des événements et comment ils devaient se dérouler. Comme pour le plan, j’ai pris le temps de revoir ça.
Le ton : on ne raconte pas une histoire sans y mettre un ton. Et le mien, surprise (non), n’allait pas non plus. Et je n’ai pu m’en rendre compte qu’avec les deux points précédents et la difficulté que je rencontrais pour écrire.

Bilan positif : je suis maintenant sur les bons rails pour raconter cette histoire. Je sais où je vais, comment, avec qui, pourquoi et dans quelle ambiance. On n’est pas à l’abri de quelques intempéries, mais rien ne devrait nous faire changer de direction.


  • L’auteur

Je pense qu’on a été nombreux.ses à le dire, mais le NaNo a des effets particuliers sur nos plumes et nous-mêmes. Le rythme qu’il nous impose, le fait d’être en groupe pour se soutenir, la fatigue, etc. tout ça nous montre nos qualités et nos faiblesses.
Cette année n’a pas dérogé à la règle, la vie a été assez emmerdante à côté pour me décourager plus d’une fois.
La pression, d’ordinaire, me booste. Je suis assez maso pour aimer les deadlines serrées et les charrettes. Il y a quelque chose de gratifiant dans l’idée de me surpasser. Je sais que je peux le faire et j’aime ne pas me décevoir.
Mais, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, peut-être qu’il y avait cette année quelque chose de plus difficile qu’auparavant, mais je n’ai pas réussi à écrire sur ordinateur. Mon fidèle compagnon devenait une source d’angoisse. 
Alors, le fait qu’il rencontre quelques (gros) soucis lui aussi est peut-être à l’origine de ça. Peut-être que je ne voulais pas trop travailler dessus de peur qu’il décède au beau milieu d’un paragraphe. Mais peut-être, et c’est l’hypothèse que je privilégie, que je ne pouvais plus écrire dans ces conditions.
Au NaNo, on enregistre normalement notre wordcount chaque jour pour voir notre avancée dans le marathon et savoir combien de mots il nous faudra encore écrire pour atteindre la ligne d’arrivée. D’habitude je disais, j’adore ça. Voir les statistiques, voir que j’avance, ça me booste et me gratifie. Mais cette année, cette course aux mots était angoissante.
J’avais donc repris l’habitude d’écrire à la main et je dois dire que je n’ai jamais été aussi bon en écriture qu’avec cette méthode. J’ai longtemps écrit mes premiers jets à la main avant de passer à une version soigneusement réécrite et corrigée à l’ordinateur.  
J’ai d’ailleurs pris le temps de regarder en arrière et je dois admettre tristement une chose : j’ai clairement perdu en productivité en abandonnant le papier il y a quelques années. En croyant gagner du temps en écrivant tout sur ordinateur, j’en perdais énormément. Si ce n’est pas stupide, ça.
J’ai donc fini par écrire à la main et taper le jet dès que j’avais un moment. Sauf que là aussi, faut pas se mentir, c’est épuisant. Et en additionnant tous ces petits problèmes, on en arrive à perdre la passion.
Et c’est à ce moment-là qu’il faut s’arrêter.

Bilan positif : j’ai retrouvé la méthode d’écriture qui me convient. Les plans détaillés, la recherche des caractères de mes personnages, écrire sur papier sans me soucier du nombre de mots mais juste de chaque phrase que j’écris. Et le faire uniquement quand j’en ai envie et non pour augmenter mon wordcount au plus vite.


  • Alors pourquoi arrêter le NaNo ?

Pour tout ce que j’ai dit précédemment. Mais en quelques lignes : tout simplement parce que je veux écrire mon histoire sans me soucier du nombre de mots écrits. Je veux l’écrire sans avoir à retaper tout le texte le soir. Je veux pouvoir jeter mes pages sans me dire que j’ai perdu tant de mots.
Je veux écrire sans deadline, sans objectif, sans ordinateur. Apprécier mes personnages et leur histoire, prendre le temps de les écouter et écrire au mieux ce qu’ils me racontent.
Je veux juste écrire.
Et pour tout ça, mon NaNo 2016 est une franche réussite.

Edit : J'ai oublié de le noter, mais je le redis encore une fois : la communauté du NaNo, qu'elle soit sur le forum, sur les réseaux sociaux, ou encore les chats, est d'un soutien incroyable. Rien que pour les avoir comme compagnons de marathon, faites un NaNo.

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