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#NuitLecture 2017 - Rediffusion

20 janv. 2017

La semaine dernière avait lieu la première édition de la Nuit de la Lecture. Je vous en propose la rediffusion... en partie. Car oui, malheureusement, comme déjà dit sur Twitter, j'ai eu quelques problèmes durant cette Nuit.
1/ J'avais beaucoup de choses à dire. Une seule soirée ne suffisant finalement pas, j'ai coupé mon texte en deux et prévoyais de partager l'autre moitié le lendemain, dans la journée.
2/ L'informatique en a profité pour me faire une sale blague et me planter mes deux fichiers. Note à moi-même : toujours vérifier que FocusWriter est bien fermé avant de mettre l'ordinateur en veille.
3/ Gourdeau* que je suis, je n'ai pas trouvé le temps de m'envoyer au moins l'un des fichiers par mail. 
4/ J'ai bien essayé de trouver le courage de tout réécrire, mais peine perdue.

Voilà pourquoi cette première #NuitLecture n'est pas entière.

Mais, soyons positif-ve-s : j'ai quelque chose à vous proposer en rediffusion et je compte bien parler des sujets perdus dans le bug prochainement dans des articles.
Et j'espère bien rempiler l'année prochaine.
Au programme de cette rediffusion :
  • Ma définition du mot lecture
  • Un petit avant-propos sur l'accessibilité à la lecture pour les personnes non-valides
  • Souvenirs d'enfance
  • Point spécial Harry Potter
  • Diverses adaptations
 Bonne lecture à tou-te-s !

*Comme gourde ou gourdasse, mais au masculin.


Ma définition du mot lecture

Pour cette première édition de #NuitLecture, je vous propose qu’on passe la soirée ensemble à parler de lectures. Oui, au pluriel.
La lecture n’est pas que l’acte de lire des mots les uns à la suite des autres en essayant de comprendre ce que l’auteur-ice a voulu dire.
Elle ne dépend d’ailleurs pas que de nos yeux. Nous pouvons, par ex., la vivre au théâtre, en langue des signes, ou à travers un casque.
La lecture est, si l’on peut dire, une expérience. Une expérience qui peut être différente - presque - à chaque fois qu’on l’a renouvelle.
Cela dépend de tout un tas de paramètres. Tout d’abord par son format. Un livre n’est pas forcément un roman.
Cela peut être une nouvelle, une série, une BD, un format encore plus court, un jeu, un podcast, etc. Mais aussi par son support.
Nous pouvons trouver ces histoires sur papier, en numérique, ou encore en vidéo, en audio, ou même dans une salle de spectacle.
La plume de l’auteur-ice jouera aussi un grand rôle. Elle sera caractéristique soit à l’auteur-ice, soit à cette histoire en particulier.
Les mots, les tournures de phrases, les ponctuations ne seront pas choisis au hasard.
Cela vaut aussi pour le coup de crayon, les couleurs, la voix, la musique, la gestuelle, etc.
Et s’iels sont plusieurs, nous pourrions peut-être réussir à les distinguer ou au contraire ne pas pouvoir tant iels sont à l'unisson.
Et même si tout est parfaitement choisi pour porter l’histoire, l’expérience sera très sûrement différente pour chaque lecteur-ice.
Cela grâce à une chose que personne ne peut contrôler : nous. C’est aussi ça la lecture. Nos humeurs, vie et envies la rendront unique.
Il y a des livres qui n’auront pas le même impact selon la période où nous les lisons.
D’autres laisseront un sentiment de nostalgie...
... quand nos histoires d’enfance n’auront plus la même saveur (ou morale) une fois adulte.
Nos goûts et envies feront que nous n’apprécierons peut-être pas une histoire. Mais cette déception ne lui ferme pas la porte pour autant.
Nous pouvons toujours essayer de la connaître en passant par une adaptation. Ou attendre un meilleur moment et réessayer.
C’est pour cela que lectures sera au pluriel ce soir : pour sa diversité. Il y a tant de choses à dire dessus, une nuit ne suffira pas.
Mais on va quand même essayer, ensemble, d’en parler. N’hésitez pas à partager vos avis et expériences. Bonne #NuitLecture à tou-te-s.

Accès à la lecture pour les personnes non-valides

Note du 20/01/17 : si vous connaissez le sujet, n'hésitez pas à me contacter ici.

Avant de commencer sérieusement cette soirée, je voudrais faire un petit point sur l’accès à la lecture. #NuitLecture
Je n’ai malheureusement pas réussi à trouver à temps quelqu’un pour discuter avec nous de la lecture pour les personnes non-valides.
Étant ni concerné, ni calé sur le sujet, je ne pourrais pas en parler. Idem pour celleux ne sachant ou ne pouvant pas lire pour x raison.
Si vous connaissez le sujet, n’hésitez surtout pas. C’est un sujet qui me tient à cœur, je compte bien en parler sérieusement prochainement.

Souvenirs d'enfance

Je vous propose qu’on commence cette soirée avec nos premiers pas vers la lecture. #NuitLecture
(Non, pas par un cours d’histoire sur la naissance de la lecture et de son évolution au fil des siècles.)
On va parler de l'enfance (la mienne en tout cas), mais il est évident que l’on n’apprend pas tou-te-s à lire à ce moment-là.
Mon premier souvenir de lecture a été avec « J’aime Lire ». Nous avons probablement été nombreux-ses à commencer par là.
Je ne vais pas parler au nom de ma génération, mais ne nous mentons pas, c'était surtout pour « Tom-Tom et Nana ».
On ne pouvait pas dire qu'on manquait de livres jeunesse, mais ça se bousculait à la bibliothèque de l’école pour lire le nouveau numéro.
J’aimais tellement leurs aventures qu’au moment de l’adaptation télé, même si je les connaissais déjà, je ne manquais pas un seul épisode.
« Tom-Tom et Nana » est mon premier souvenir BD. J’ai renouvelé cette passion plus tard avec « Titeuf ». Merci Bernadette Desprès et Zep !
Comme j’ai toujours connu ma mère avec un livre dans les mains, j’ai très vite appris à lire pour pouvoir faire la même chose.
Une fois ce talent acquis, si on peut le nommer ainsi, j’ai lâché les « J’aime Lire » pour passer à un classique : Charles Perrault.
C’était cette édition, un livre massif, que j’ai toujours. À chaque fois que je l’ouvre, je ressens une vague de douce nostalgie.
Je ne lisais que Perrault ; la Comtesse de Ségur étant l'horrible sorcière qui avait jeté une malédiction (oui) sur mon prénom de naissance.
D'ailleurs, au passage, elle ne m'a jamais inspiré de la gentillesse. C'est un miracle que je n'ai pas remplacé son titre par une insulte.
Bref, revenons à Perrault. J’ai lu au point de connaître au mot près les contes de « La belle au bois dormant » et « Cendrillon ».
Je peux même dire que je les lisais trois fois : les contes, les illustrations du livre et les adaptations par Disney.
Pour « Cendrillon », je ne comprenais pas pourquoi sa pantoufle était en verre chez Disney alors que dans mon livre, elle était en vair.
Pour revenir aux illustrations du livre, je n’ai jamais pu lire, même adulte, « Le Petit Poucet » à cause de cette gravure de Gustave Doré.
Le mot traumatisme est peut-être un peu fort, mais à chaque fois que je pense à ce conte, j’ai cette horrible image dans la tête.
Entre Doré qui égorgeait des enfants et Disney qui changeait le vair en verre, j'ai vite abandonné les adaptations dessinées d'histoires.
À l’école, nos instituteur-ice-s avaient pour habitude de nous lire des histoires et on peut dire que la tendance était déjà aux sorcières.
« La sorcière Camomille à Paris » pour les plus jeunes, « La sorcière de la rue Mouffetard » pour les plus grands.
Arrive mon premier coup de cœur littéraire : « Sacrées sorcières » de Roald Dahl.
On nous lisait un chapitre ou deux pour terminer la journée. J’étais tellement impatient de lire la suite que j’avais fini par l'emprunter.
Je l’ai lu un nombre incalculable de fois tellement je l'aimais. Avec lui, je connaissais un nouveau sentiment de lecture, de l’euphorie.
Comme je voulais continuer à le ressentir, j’avais essayé de lire d’autres romans de Dahl, sans jamais retrouver ce qui faisait celui-là.
Par chance, je n’ai pas eu le temps d’en garder un souvenir de déception, le colossal phénomène du nom de Harry Potter venait d'arriver.

Spécial Harry Potter

Fil de tweets spécial Harry Potter, il y a quand même beaucoup de choses à dire dessus. #NuitLecture
On est donc au début des années 2000, les premiers livres sont sortis, le tout premier film ne va pas tarder.
Je les ai eus pour mes 11 ans et vous allez voir combien l’âge et le vécu modifient l’expérience de la lecture.
Je suis enfant unique, j’ai toujours vécu à Paris et du jour au lendemain, je déménage. Loin.
J’ai beau déjà bien connaître le harcèlement scolaire, avec l’entrée au collège, il va monter d’un cran.
Tout cela a rendu Harry Potter essentiel dans ma vie. Il m'était vital. Je lisais pour m’enfuir, les perso. m'apprenaient à être plus fort.
Comme pour beaucoup d’enfants, Harry Potter a été une passion, une de celles qui aident à encaisser les coups. Et m'offre aussi un avenir.
Je voulais raconter des histoires. Changer de monde. Auteur ou acteur, qu’importe, faites que j’ai le droit de raconter des histoires.
Harry Potter a continué. À chaque sortie de livres ou de films, le rituel voulait de les relire et revoir, tous.
Je ne connais pas encore le concept de fanfic, je n'y pense même pas.
Je n’ose pas imaginer le nombre d'heures à griffonner des histoires.
En vrai, j'ai presque un regret en y pensant. Je suis peut-être passé à côté de quelque chose de grandiose. À écrire comme à lire.
Une fois adulte, j’ai racheté les sept livres en poche, versions française et originale. Je les relis toujours avec ce même plaisir.
Les émotions n'ont pas changé, elles sont même une piqûre de rappel, nécessaire parfois, pour me rappeler pourquoi je lis et écris. Pour ça.
Pour ce Noël, on m’a offert la version illustrée. Comme avec les films, je vais pouvoir découvrir une nouvelle version de l’histoire.
Une adaptation sert aussi à cela : nous offrir une vision différente de celle que nous avons en tête. (Quand elle ne nous traumatise pas.)
Ou dans ce cas précis, piquer une tête dans la pensine de quelqu'un d'autre. Une expérience où l’on peut être ravi-e ou extrêmement déçu-e.
Avec les films, j’ai connu de la joie. Mais j’ai aussi ressenti de la tristesse, de la colère, de la rancœur. De la frustration.
Un sentiment d’irrespect envers l’œuvre qui me redonnait vie à chaque fois que je la lisais. Envers mon imagination.
Il y a également eu les jeux. Nouvelle adaptation, cette fois-ci interactive. On est maintenant personnellement impliqué-e dans l’histoire.
Avant, il y avait la peur que Harry meurt face à Voldemort. Dans les jeux, c'était celle de le faire tuer.
L’implication n’étant plus du tout la même émotionnellement, j'avais l'impression que l'histoire dépendait aussi de moi. Je la redécouvrais.
Vous voyez comme l'expérience de lecture dépend de tout un tas de choses ? Changez un paramètre, même minuscule, et elle sera différente.

Diverses adaptations

On va (la mort dans l'âme) quitter Poudlard pour parler de l'intérêt des adaptations, pour l'histoire et sa lecture. #NuitLecture
Note : après ce fil, on dit qu'on va se coucher pour reprendre demain ? J'ai encore mille choses à vous dire et les yeux qui piquent.
Plus tôt, je vous parlais des adaptations Disney de mes contes préférés de Perrault. Dans ce cas précis, j’avais lu les contes avant.
Il est arrivé que ça se soit passé dans l’autre sens. Alors forcément, à la lecture papier, je connaissais souvent une certaine déception.
Mais est-ce que j’aurais réussi à lire ces histoires, ou même avoir eu envie de le faire, sans avoir vu les films avant ?
L’exemple le plus flagrant pour moi est Notre-Dame de Paris. On parle quand même d’un monument de la littérature.
C'est un sacré pavé, de type classique, écrit par Victor Hugo. Je ne sais pas pour vous, mais ça me donne le vertige à l'idée de le lire.
Est-ce que je suis prêt à le lire ? Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour le faire ? Suis-je trop ambitieux ? Et si je passais à côté ?
Les puristes vont hurler, mais c'est ici que l'on peut remercier, voire bénir, les adaptations d'exister.
Même si elles sont discutables, elles vont permettre d’ouvrir une porte à celleux qui, jusqu’ici, ne pouvaient pas lire cette histoire.
Pour Notre-Dame de Paris, il y a eu, entre autres, plusieurs films et comédies musicales. (Ne me remerciez pas)
Ces adaptations, très différentes, vont permettre à un public, disons varié, d'entrevoir l'histoire. D’en avoir une lecture.
Ce public va maintenant pouvoir approcher l’énorme pavé de Victor Hugo et, préparé à cela, découvrir l'histoire originale.
Maintenant que vous avez Bruno Pelletier en tête, nous pouvons changer d'adaptation. Parlons de Sherlock.
J’ai lu une partie des histoires écrites par A Conan Doyle. J’ai aussi vu la série avec Jeremy Brett et quelques films avec Christopher Lee.
Ces adaptations se voulaient assez fidèles à l’univers décrit par Doyle. Le Sherlock de Moffat et Gattis explose totalement tout ça.
On retrouve les ficelles et ce qui fait Sherlock, bien évidemment, mais on n’est plus du tout dans une adaptation classique.
On réécrit les histoires pour qu’elles correspondent au monde actuel. On les modernise.
La lecture d’une réécriture peut être une expérience incroyable, et dans ce cas-ci, le dépaysement est le maître-mot.
Ce sont pourtant les mêmes histoires, les mêmes personnages, les mêmes issues. Et elles sont aussi radicalement différentes.
Ce genre d'adaptation vous permet de lire encore et encore la même histoire en la découvrant à chaque fois. C'est merveilleux.
@Thom_astro a proposé cet exercice avec « Le Petit Prince ». Essayez, même de votre côté, c’est vraiment amusant.
Prenez le conte de votre enfance et offrez-lui un voyage dans le futur. Ou alors lisez une parodie de votre histoire préférée.
Sinon, on en parlait avec Harry Potter, mais les fanfics peuvent vous offrir une nouvelle lecture. (@rodnope pourrait sûrement en parler.)

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