22 mars 2017

Entre ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous voulez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous croyez comprendre,
Ce que vous voulez comprendre,
Et ce que vous comprenez,
Il y a au moins dix possibilités (...) de ne pas se comprendre.
Mais, essayons quand même.

— Bernard Werber

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Fictionalité

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MOOC « écrire une œuvre de fiction » - Semaine 1

4 févr. 2017

Journal de MOOC, Semaine 1.
J'avais vu passer l'annonce de la nouvelle saison du MOOC « écrire une œuvre de fiction » sur DraftQuest. J'hésitais. Je n'ai jamais fait de MOOC avant, je n'ai pas le temps (ou plutôt je pense ne pas en avoir), je n'ai pas envie de me lancer dans quelque chose où l'échec est assuré, et encore plein de raisons bidons pour ne pas le faire. J'ai fini par cliquer. Qu'avais-je à perdre ? C'est mon mot d'ordre pour cette année : qu'ai-je à perdre à essayer ? Au mieux, je réussis, au pire j'apprends quelque chose.

Me voilà donc inscrit à mon tout premier MOOC. Je sors le bloc-notes et les beaux stylos, en avant pour la prise de notes.



Première semaine, la présence de Martin Winckler me confirme de ce que je pense de l'auteur : sympa, motivant, qui met à l'aise et de bonne humeur. J'ai envie de l'écouter, j'ai envie de prendre note de ses idées et expériences, même si nous venons à avoir un avis différent.

Le premier cours me rassure et me conforte dans l'idée que j'ai de l'écriture : il va falloir suer pour obtenir quelque chose de lisible. « 5% d'inspiration, 95% de transpiration ». La première étape de l'histoire, l'idée, n'est pas le produit final, il ne faut donc pas avoir peur qu'elle paraisse nulle ou faible. Tout comme le style d'écriture, on ne sera pas Baudelaire au premier jet.

Écrire, ça s'apprend. C'est un apprentissage, il y a une partie théorie et une partie pratique.
La théorie est faite par la lecture. On repère des styles, des genres, des techniques, des schémas. À force de lecture, on comprend les mécanismes, la logique qu'il y a à mettre une technique ou un style pour un genre de littérature.
Il faut maintenant le mettre en pratique. Et donc écrire. Essayer. Rater. Recommencer. Tester. Copier. Modifier. Réécrire.

Côté inspiration, plus particulièrement la sacro-sainte originalité : elle n'existe pas. Ou plutôt si, mais pas comme on nous l'apprend en premier.
L'originalité, à la première idée que l'on peut en avoir, c'est d'écrire une idée, une histoire, etc. qui n'a pas été faite avant. Ce qui est ridicule au final, on est en 2017, ça fait des siècles (la bonne blague) que l'on écrit, on a sérieusement attaqué, si elles ne sont pas déjà à sec, les réserves de nouvelles idées jamais vues avant. Non, l'originalité n'est pas forcément là, elle se trouve dans le style. L'angle de vue. Le genre. La morale.
Il donnait plusieurs exemples pour le montrer, mais je retiens surtout celui du souvenir d'enfance. On a tou-te-s un souvenir d'enfance, on le connaît bien, surtout de notre point de vue (ou de cellui qui nous l'a raconté). Nous pouvons donc raconter l'histoire autrement et ainsi la rendre originale. Au lieu de raconter ce souvenir d'un autre point de vue, qu'il soit humain ou non.


L'exercice de cette première semaine était donc centré là-dessus, bien que la contrainte n'était absolument pas imposée. Il y avait tellement de possibilités que je n'ai pas su quoi écrire en premier. J'ai fini par me concentrer sur la contrainte et proposer un autre point de vue à une histoire. Dans le livre de Solange te parle, chaque « épisode » se termine par une question. « Et toi, … ? »
Le texte qui m'a le plus inspiré est « Narcissisme 2.0 », vous pouvez le lire ici si le cœur vous en dit, sur le site de DraftQuest.
Note : pour ces exercices, il faut se contenter d'un premier jet. La correction est fortement déconseillée sous peine de perdre l'intérêt de l'exercice.

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