22 mars 2017

Entre ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous voulez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous croyez comprendre,
Ce que vous voulez comprendre,
Et ce que vous comprenez,
Il y a au moins dix possibilités (...) de ne pas se comprendre.
Mais, essayons quand même.

— Bernard Werber

Agenda

« La Quête »

Aidez-moi dans mon projet en témoignant (anonymement) ici.

Fictionalité

Lire le dernier numéro : Numéro 2 - 8 février 2017

Derniers articles publiés

Musique du moment

NEWSLETTER

Rechercher

MOOC « écrire une œuvre de fiction » - Semaine 2

11 févr. 2017

Journal de MOOC, Semaine 2.

Ça y est, on est dans le MOOC. Sujet de cette deuxième semaine : « faut-il commencer par le personnage ou l'histoire ? Qui est le plus important ? Sont-ils importants ? »

Tout ce qui a été évoqué, je le savais déjà. C'était presque frustrant. Ce n'est pas le problème de Martin Winckler, c'est le problème qu'on est du même avis. Ça conforte, c'est génial, mais ça frustre de ne rien avoir à noter.


Généralement, dans le monde la fiction, et j'insiste bien sur le point du « généralement » dans le sens « dans la majorité des cas », on doit raconter quelque chose qui tient en haleine. Tout est une question de goût, bien évidemment, mais si l'histoire est géniale et le personnage chiant, ça va être difficile de tenir jusqu'à la fin. Et réciproquement : un personnage génial et une histoire plate, c'est embêtant. Il faut donc réussir à doser tout ça correctement pendant l'écriture sous peine d'ennui.

Quand je disais que j'insistais sur le point de « dans la majorité des cas », c'est que l'on pourrait très bien trouver des exemples où l'histoire et/ou le personnage n'a/n'ont pas d'importance. Peut-être aimons-nous un livre juste pour la plume de l'auteur, ou pour retrouver un personnage, ou pour une action, etc. Encore une fois, tout est une question de goût.
Je repense à Solange Te Parle qui parlait d'un livre qui racontait... rien. De longues descriptions de « rien ». Il faut déjà apprécier les longues descriptions, mais aussi accrocher au style. Du rien avec une plume qui ne nous transcende pas, et on finit par utiliser le livre comme allume-feu (ne faites pas ça).

Bref, pour éviter l'ennui, il n'y a pas de secret : va falloir écrire. On a une matière brute, l'idée, et on va devoir choisir sa forme, pour ensuite la tailler, la polir, la peaufiner. Ce qui est bien avec cette matière, c'est qu'on peut rater et recommencer avec une autre forme. Le personnage ne va pas ? L'histoire manque de péripéties ? On recommence, on retaille, pas de problème. C'est le moment des 95% de transpiration.


Pour l'exercice, il fallait en quelques lignes expliquer ce que nous voulions écrire. Un pitch, en quelque sorte. Alors là, contrairement à la semaine précédente où je débordais d'idées, je n'en avais aucune pour la deuxième.
C'est au jour du lancement de la troisième semaine que j'ai fini par trouver une idée. Dans un sondage sur le groupe Facebook du MOOC, j'avais lu en réponse « roman tranches de vie ». Mais oui, c'était évident ! J'étais tellement concentré sur la fiction genrée (SFFF, thriller, policier, tout ça) que j'en avais complètement oublié la littérature blanche.
Mon premier exercice n'allait finalement pas être un texte isolé, il devenait le début d'une histoire. Une « fiction » pour parler de l'estime de soi, de ce que l'on aimerait être et comment le devenir.

L'écriture sera plus que jamais ma thérapie.

Les commentaires

Ici, les commentaires sont modérés.