22 mars 2017

Entre ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous voulez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous croyez comprendre,
Ce que vous voulez comprendre,
Et ce que vous comprenez,
Il y a au moins dix possibilités (...) de ne pas se comprendre.
Mais, essayons quand même.

— Bernard Werber

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Fictionalité

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MOOC « écrire une œuvre de fiction » - Semaine 3

18 févr. 2017

Journal de MOOC, Semaine 3.

On est à la moitié du parcours et arrive la grande question : qu'est-ce qui fait une bonne histoire ?
J'ai l'impression qu'on tient ici l'angoisse des créateur-ice-s, celle qui nous bloque devant une page blanche et nous fait rayer des mots. Celle à soupirer devant notre texte, à penser (tout bas ou tout haut) que notre idée est mauvaise. 

Martin Winckler nous a donc donné sa vision d'une bonne histoire. Et, encore une fois, nous avons la même.
Une bonne histoire, c'est celle qu'on est impatient-e de lire, mais que l'on ne veut pas terminer trop vite. Celle où l'on aime se réfugier et que l'on quitte avec regret.
Une bonne histoire, c'est celle qui nous surprend, nous impressionne, nous fait vivre tout un tas d'émotions, nous passionne. 
Bref, une bonne histoire, c'est ce livre avec qui on aime passer du temps et qu'on pleure quand il est temps de se dire au revoir.

Notre parrain « écrivant » nous racontait cette citation : « Un auteur, c'est un rat qui construit le labyrinthe dont il se propose de sortir. » 
Et c'est effectivement ça. 
Un-e auteur-e, c'est quelqu'un d'assez perché pour s'enfermer dans une histoire et adorer en sortir pour la raconter à qui voudra la lire.
J'ajoute à cela deux citations, celle de Maxime Chattam qui avait dit il y a fort longtemps : « Dorénavant, je peux écrire toutes les histoires que je voudrais vivre. » ; et celle de Jacques Attali : « J'écris les livres que j'aimerais lire. »
Un-e auteur-e, c'est aussi (et avant tout peut-être ?) un-e lecteur-ice. L'histoire que nous écrivons, nous devons vouloir la raconter autant que nous voudrions la lire.

C'est bien beau tout ça, mais est-ce que ça nous donne une méthode infaillible pour écrire une bonne histoire ? Non. Ce serait trop facile, déjà, et ça gâcherait totalement le plaisir de création.
Mais, pour ne pas perdre totalement espoir dans la rude épreuve qui nous attend (les 95% de transpiration), nous savons maintenant qu'il faut commencer par aimer son histoire pour qu'elle soit au moins bonne pour quelqu'un, soit nous.
Il faut aussi avoir du plaisir à la raconter, être le rat qui s'enferme dans son intrigue, se tend ses propres pièges et se félicite d'en sortir.
Il faut, pour satisfaire notre lecteur-ice intérieur-e, que nous voulions lire cette histoire, avoir hâte d'en connaître la fin et, en même temps, souffrir des adieux.
Il n'y a plus qu'à faire répondre positivement à tous ces critères vos personnages et votre intrigue.
Et à suer. Mais avec plaisir.

L'exercice de cette semaine consistait, si on peut le dire ainsi, à faire les plans de son propre labyrinthe. En quelques lignes, nous devions répondre aux questions qu'un-e lecteur-ice (et donc aussi nous-mêmes) nous poserait ? Quel est le personnage principal ? Que va-t-il vivre ? Quel est son but ? Va-t-il y arriver ?

J'ai donc les grandes lignes de ce roman « tranches de vie ». J'ai un but, je sais où je vais et j'ai envie d'y aller.

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