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NaNoParenthèse : Jour 2 + Jour 3

4 nov. 2017

Nous sommes le 4 novembre, il est 23h. Je devais faire ce soir un NaNoParenthèse résumant les jours 2 et 3, mais après plus d’une heure de galère pour enregistrer, j’ai décidé qu’exceptionnellement, j’allais le faire ici, par écrit.

Que s’est-il donc passé ces deux derniers jours ? Le corps.
Après le NaNoParenthèse du jour 1, j’avais dit que je continuerais à écrire. C’était prévu et j’en avais très envie. Sauf que voilà, un coup de barre de type violent est arrivé, j’ai pensé plus judicieux d’aller me coucher pour un petit dodo, histoire de me réveiller en pleine nuit et faire une belle nuit d’écriture.
Ô que c’était mal me connaître, moi et mon incapacité à comprendre les concepts de nuit et de sieste. Je me rappelle avoir regardé mon téléphone, il était 23h, d’avoir fermé les yeux, puis rouverts, avec une luminosité étonnante dans la chambre et un téléphone indiquant à présent 13h le lendemain.
Quatorze heures de sommeil non-stop. J’avoue ne pas les avoir vues venir celles-là. J’ai commencé par accuser les lutins de maison d’avoir joué du gourdin au-dessus de ma tête, puis je me suis souvenu qu’en octobre, j’avais quand même abusé sur la fatigue cumulée. Ça devait fatalement me tomber dessus un jour, mais quatorze heures quand même ! Puis j’ai été groggy toute la journée, pas d’une fatigue d’avoir trop dormi, mais d’une fatigue qui demande de ne pas pousser les limites. Chose que j’ai faite en me contentant de prendre des notes. Et le soir, j’ai bien senti que mon corps me tramait un truc. Point de suspense chez vous : j’ai reçu la visite d’une très vieille amie, délicieuse, douce, soyeuse, adorable… rage de dents.
Encore aujourd’hui, j’ai mal. C’est pour ça qu’il n’y a pas eu de NaNoParenthèse pour ces deux jours-ci et que je n’ai pas réussi à vous faire un bilan audio groupé correct. 

Mais ce n’est pas tant la douleur qui me dérange. Encore une fois, je suis habitué, je sais ce que je dois faire. C’est juste que je culpabilise.
Je ne sais pas pour vous, mais j’ai été éduqué avec l’adage du « quand on veut, on peut ». Encore aujourd’hui, on me le répète sans cesse, je me le répète sans cesse. La culpabilité commence ici : si je n’arrive pas à faire quelque chose, c’est que je n’y mets pas de ma volonté. Je ne fais pas assez d’efforts. Je ne prends pas sur moi. Et la culpabilité étant à la fois un cercle vicieux et un concours de bite, on part dans la surenchère. Comment est-il possible de ne pas avoir envie comme ça et de se rendre malade exprès ?
C’est un travail que je dois faire sur moi et que je fais, autant que possible, maintenant. Vouloir et pouvoir sont deux verbes différents. En fait, ils sont comme le corps et l’esprit. Comme ce jeu crétin où l’on attache un de ses pieds avec celui d’un autre. On doit faire le parcours ensemble. On doit apprendre à s’entendre, à se mettre d’accord, pour arriver jusqu’à la ligne d’arrivée sans se vautrer lamentablement. On peut motiver l’autre pour avancer, mais on ne peut pas le forcer éternellement. Si l’un s’est arrêté, ce n’est pas toujours par flemme. Et quand bien même ce serait par flemme, il est intéressant de savoir ce qu’est cette flemme, pourquoi est-elle là ? À quoi bon culpabiliser, sans déconner ? Ça n’apporte rien, ce sentiment négatif. Je ne peux pas me descendre et avoir une mauvaise estime de moi-même pour espérer des résultats positifs. Ça ne marche pas comme ça.
Le corps et l’esprit, c’est comme ce que dit Lucile Woodward : c’est un mariage qui n’a aucun divorce possible, seule la mort vous séparera. C’est fait de compromis. Il faut prendre le temps d’écouter l’autre et de savoir être diplomate, gentil. On ne peut pas vivre en détestant ou en blâmant l’un des deux. Même les deux. Il faut se poser et comprendre, pour mieux avancer.

Ces deux jours ont donc été pour me reposer. J’avais beau avoir envie d’écrire, il me fallait écouter mon corps. Même si je trouve ça particulièrement frustrant d’être cloué au lit avec la douleur, je sais que je ne peux pas aller plus loin que prendre des notes. J’ai besoin de toutes les forces possibles pour gérer ce qu’il se passe. Et je dois aussi arrêter de culpabiliser, je n’ai pas de temps pour de l’énergie négative, c’est déjà assez la merde comme ça.

Alors si jamais vous aussi, vous commencez à culpabiliser, que ce soit pour le NaNo ou autre chose, pensez-y. Posez-vous et essayez de voir ce qu’il se passe, de le comprendre et de trouver une solution qui conviendra aux deux. Et si le corps ne veut pas avancer, ne le forcez pas. Vous ne gagnerez rien à part de la rancune et un sale coup derrière la nuque venu de nulle part.

Côté musique, j’ai quelques galères avec mon Last.fm. Mon album doudou dans ces moments difficiles est celui de Katy Perry, Witness. Il est bien plus doux que les autres, plus sombre. Vous avez, sombre comme une pièce éclairée à la bougie et qui donne cette ambiance de cocon. Je dors très difficilement avec de la musique et celui-ci fait exception. L’album est entièrement disponible sur Youtube, je vous mets une chanson ici et vous trouverez le reste sur la chaîne Vevo.


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