Noël n'aura pas lieu






Noël n’aura pas lieu. Enfin, peut-être. En fait, cela ne dépend que de vous. À chaque fin d’épisode, vous aurez la possibilité d’aider, ou non, le Pays de Noël.

Faites les bons choix et toute cette histoire ne sera qu’une amusante anecdote à raconter au coin du feu.

Retrouvez tous les jours, jusqu'au 24 décembre inclus, un nouvel épisode de cette histoire de Noël. #UnNeuroNoël


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2 déc. 2017



___Je crois qu’on ne s’est pas bien compris. Quels mots n’avez-vous pas pigés plus tôt dans « pour pouvoir accéder au Pays de Noël, il vous faut avoir un minimum foi en l’esprit de Noël » ? Je tiens à vous rappeler qu’on a potentiellement un cadavre sur les bras, et pas celui de n’importe quel bonhomme, alors je vous prie d’y mettre un petit peu plus du vôtre avant que je cède moi-même à la panique.
___Bien. Ceci étant dit, retournons maintenant dans votre monde, où là aussi, les horloges ont le culot de continuer de tourner alors que certains cœurs cessent de battre.
___Comme celui d’Hector, l’autre heureux élu de ce grand voyage en terres noëliques. C’est un charmant jeune homme. Enfin, jeune, disons que c’est comme le camembert : il n’est plus au stade de brique de plâtre, mais il ne court pas tout seul non plus. Un beau parti, si vous fermez les yeux sur quelques détails. Mais puisque vous en voulez, en voici.
___Il vit dans une petite ville du Pays de Galles, où pour les besoins narratifs, nous partirons du principe que tout le monde se connaît et s’apprécie. Pour Hector, s’il n’existait pas, on ne l’inventerait pas, bien qu'il manquerait cruellement aux grands-mères et aux bibliophiles. Les premières pour sa gentillesse, les seconds pour sa librairie.
___De son grand-père, il aura hérité de trois choses. La première est celle que je viens de citer : sa boutique. Elle n’est pas de première jeunesse elle non plus et malheureusement, si Internet est l’une des plus belles révolutions de notre génération, ce sont les petits commerces comme le sien qui trinquent. Dans tous les sens du terme pour notre bonhomme.
___Ce qui nous amène au deuxième héritage, génétique cette fois-ci : le sang irlandais. Je le cite, et sans l’accent : « un bon café est un café qui réchauffe le cœur et la vie n’est qu’une succession de bonnes occasions pour boire un café ». Et croyez bien que le petit-fils applique à la lettre les conseils de son grand-paternel.
___Le troisième et dernier héritage, la cerise sur la crème du gâteau : la maladresse maladive. Un éléphant aux yeux bandés et aux pattes attachées ferait moins de dégâts dans un magasin de porcelaine que lui dans un parking vide.
___Imaginez donc les trois réunis.
___Coucou ! Coucou ! Coucou !
___Hector n’avait rien contre les oiseaux, mis à part celui-ci, qu’il aurait volontiers plumé s’il n’était pas déjà en bois. Une pendule à coucou, tout sauf typique du coin, accrochée mystérieusement bien trop haut dans l’arrière-boutique.
___Chaque coucou lui rappelait l’arrivée des vingt-quatre jours les plus longs de l’année : ceux réservés aux achats de Noël.
___Vingt-quatre jours de tous les espoirs.
___Celui d’avoir encore cette année une foule d’acheteurs. Ceux qui ne savent pas toujours pas quoi offrir ; ceux qui s’y prennent à la dernière minute ; ceux qui préfèrent tout sauf un jeu vidéo ; ceux qui entrent parce qu’ils avaient froid et n’osent pas ressortir sans avoir acheté une babiole ; et bien évidemment, ceux qui ont réellement envie d’offrir des livres.
___Celui plus égoïstement de ses mains à ne pas jouer à nouveau, dans une parfaite reproduction historique, une célèbre scène de la Révolution française, avec le dévidoir à ruban adhésif dans le rôle de la guillotine et ses pouces dans ceux des têtes royales.
___Celui que tout ceci ne soit pas vain. Qu’il puisse renflouer suffisamment les caisses pour remettre le couvert littéraire une année de plus.
___Et celui du dernier espoir : qu’on entende et exauce une nouvelle fois son vœu, sans lassitude. Que ce soit le père Noël ou quelqu’un d’autre.
___En attendant, vous reprendrez bien un petit café ?

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Vous venez de lire le deuxième épisode, c'est maintenant à vous d'influencer l'histoire.
Comme le père Noël a décidé de casser sa canne à sucre du côté gauche de la vie, qui pourrait bien aider notre pauvre Hector à garder sa librairie ouverte ?
1. Il est assez grand pour se débrouiller tout seul
2. Une catastrophe à la fois, trouvons-lui quelqu’un

Pour voter, rendez-vous ici : https://strawpoll.com/wf9d84dk


Partager cette histoire sauve un doigt du dévidoir à ruban adhésif.

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Edit du 03/12, vers 15h30 :

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