Noël n'aura pas lieu






Noël n’aura pas lieu. Enfin, peut-être. En fait, cela ne dépend que de vous. À chaque fin d’épisode, vous aurez la possibilité d’aider, ou non, le Pays de Noël.

Faites les bons choix et toute cette histoire ne sera qu’une amusante anecdote à raconter au coin du feu.

Retrouvez tous les jours, jusqu'au 24 décembre inclus, un nouvel épisode de cette histoire de Noël. #UnNeuroNoël


Musique du moment

NEWSLETTER

Rechercher

9 déc. 2017



___Vous connaissez ce dicton autour de la foudre ? Elle ne frappe jamais deux fois au même endroit. Ce qui, dans la réalité, n’est pas le cas, mais se trouve déjà plus vrai lorsque l’on parle de miracle. Nous en venons donc au fait suivant : si faire décoller cet engin en avait été un, et même si la période de l’année s’y prêtait, il était grand temps de s’inquiéter pour l’atterrissage.
___Les muscles du nisse semblaient s’être mis d’accord pour se contracter de concert alors que son visage continuait d’irradier de confiance et d’optimisme. Hercule et Hastings ou valsaient collés-serrés, ou avaient gobé chacun une partie d’un aimant et se retrouvaient dans cette position à la limite de l’absurde. Quant à Hector, être dans les vapes lui évitait d’entendre son nisse se demander tout haut s’il lui avait mis assez de vêtements de rechange dans son sac.
___Lorsque je vous avais parlé de l’entrée du Pays de Noël par les murs de sapins, je ne m’attendais pas à ce que l’on passe par-dessus lesdits sapins.
___Il se trouve qu’il existe ici aussi des pistes d’atterrissage, prévues pour les entraînements des rennes. Des lampions pour rendre la piste visible de nuit, des employés pour s’assurer que les rennes ne finissent pas la tête directement dans le hangar et une tour de contrôle, pour vérifier que les juniors restent bien dans les rangs.
___Mais vous savez quoi ? Ça ne fait rien, nous pourrons continuer la visite plus tard puisque nous partons sur une tout autre sorte d’atterrissage. Plus… expérimental.
___Ils fermèrent tous les yeux. Les rennes, les lutins, les oiseaux, même les lampions avaient trouvé le moyen de se faire pousser des globes oculaires juste pour les cacher. Et les étoiles s’éteignirent tout simplement le temps du catapultage.
___Nos protagonistes venaient de buter sur l’une des seules dunes neigeuses dures du Pays, pour culbuter tête première de leur luge volante et atterrir avec pertes de genoux et fracas de fenêtres dans le salon d'une grande maison.
___Hector ne faisait qu’un avec la carpette imprimée tartan, les bras tendus le plus loin possible pour cueillir l’ultime plongeon de ses poissons, dont les figures étaient bonnes, mais le final à revoir. Le nisse avait tourné boulé telle une boule de bowling pour réaliser un parfait strike dans les sablés à la cannelle tout juste sortis du four.
___Et un silence, plus que jamais de mort, régnait maintenant dans la pièce.

___« Vous allez immédiatement me dire qui vous êtes et ce qui vous prend de débarquer ainsi dans mon auberge ! »
___La créature qui venait de leur parler était une lutine, aussi large que haute, aux manches retroussées et l’air peu commode, définitivement la taulière de cette maison et prête à leur botter le cul assez fort pour les renvoyer au Pays de Galles sans passer par la case départ.
___Hector cherchait son nisse des yeux, tout en tenant contre lui son bocal de poissons. Une fois repéré, il le pointa du doigt et bredouilla :
___« C’est lui !
___— Cafard... »
___Le nisse épousseta sa tenue et prit une tout autre forme physique devant la lutine, lui ressemblant maintenant, en un poil plus galant.
___« Madame, je vous prie de m’excuser pour cette entrée fort peu discrète, ce n’est pas dans mes habitudes. Bonsoir, moi c’est… c’est compliqué. Je n’ai pas de nom, mais cela n’a pas d’importance. ___Je suis chargé du bonheur de l’humain vautré sur votre tapis, magnifique soit dit en passant, du nom d’Hector, et nous sommes ici pour vous aider. »
___Elle le regardait avec des billes de loto à la place des yeux, les poings fermés sur ses hanches.
___« Je vous demande pardon ?
___— Nous avons été mis au courant du petit… petit... « incident » que vous rencontrez en ce moment dans votre charmant Pays de Noël.
___— Si vous parlez de mon four, il refonctionne.
___— Non, je parle d’un incident plus contrarié sur les graisses saturées.
___— Oh... c'est arrivé jusqu'à vos oreilles ? Faut dire que, ce n'est pas très étonnant... C'est... tout bonnement affreux. Pauvre homme... (Elle regarda Hector un instant.) Sauf que lui n’a pas le droit d’être ici.
___— Oui je sais, mais tout est arrangé. J’ai une dérogation signée, je vous assure que tout est en règle. C’est juste un parfait malentendu. Vous allez rire, j’ai confondu votre maison avec celle de la mère Noël. Il faut dire que je ne suis pas venu ici depuis… pfiou !
___— Je vais croire que vous n'êtes jamais venu ici, oui, notre auberge est d'un terne à côté de la maison des Noël. Mais je vais vous l’appeler.
___— Merci ! »
___Elle quitta la pièce et, tout en moulinant des bras, leur hurla l'ordre :
___« En attendant, vous rangez tout ce que vous avez dérangé !
___— Oui m’dame ! »
___Le nisse attendit qu'elle fasse quelques pas pour demander de sa plus douce voix : 
___« Et sinon, maintenant qu'on est là, vous n’auriez pas une chambre de libre pour nous, à tout hasard ? »

---

Un tout petit vote pour vous, une grande conséquence (tout de suite l'exagération) pour nos compagnons de route : vont-ils pouvoir dormir à l'auberge ?
1. Oui, je suis sûr-e que sous cette apparence froide se cache un cœur tout chocolat chaud
2. Non, qu'ils s'estiment déjà heureux de ne pas être cuits avec le reste des gâteaux

Pour voter, c'est par ici : https://strawpoll.com/ac6pgdb2


Partager cette histoire donne des yeux aux lampions.

---

Edit du 10/12, 9h40 :

Les commentaires

Ici, les commentaires sont modérés.